Lors du Conseil Communautaire du mois de novembre 2025, les élus du Pays Voironnais ont voté les orientations pour le projet culturel de territoire à l’issue d’un an de concertation du territoire. Découvrons ensemble cette démarche.
Depuis 2018, le Pays Voironnais est engagé dans une dynamique partenariale autour de l’éducation artistique et culturelle, à travers une convention signée avec l’État (Ministère de la Culture et Éducation nationale notamment), la Région, le Département, la CAF de l’Isère et la Ville de Voiron. Cette coopération a permis, pendant cinq ans, de structurer et de développer de nombreux projets sur le territoire.
Fort de cette expérience partagée, il a été proposé en 2023 à la Communauté d’agglomération du Pays Voironnais de franchir une nouvelle étape, en signant une convention intitulée « Vers un projet culturel de territoire ».
Outre la poursuite des actions d’éducation artistique et culturelle, cette convention confiait à la CAPV un objectif structurant : élaborer, sur une période de trois ans, un Projet culturel de territoire (PCT).

Le PCT est un document-cadre, à la fois stratégique et évolutif. Il a vocation à nourrir la réflexion et l’action des équipements et labels culturels du Pays Voironnais (Grand Angle, réseau des bibliothèques, Musée Mainssieux, MALP, Grange Dîmière et Pays d’art et d’histoire), en apportant une vision partagée des enjeux culturels du territoire.
Mais il se veut également un point d’appui plus large, pouvant servir de cadre commun pour les relations avec les communes et les associations culturelles, chacun étant libre de s’en saisir selon ses besoins et ses projets.
Une démarche collective et participative
Afin d’accompagner cette démarche, un appel à projets a été lancé ; c’est la SCOP Sémawé, spécialisée dans la facilitation de l’intelligence collective, qui a été retenue.
La mission confiée à Sémawé était double : s’immerger dans le territoire pour faire émerger ce qui constitue la culture en Pays Voironnais aujourd’hui, et poser les bases d’une politique culturelle évoluant progressivement d’une logique de diffusion et de subvention vers une logique plus coopérative.
Pour cela, une grande diversité d’acteurs a été associée : élus et techniciens, mais aussi associations culturelles et habitants. Une dizaine de rendez-vous ont été organisés, mobilisant différentes méthodologies participatives : « porteurs de parole » sur les marchés, « focus groups » avec des acteurs associatifs, « forum ouvert » réunissant une cinquantaine de participants, ou encore « bocal à poissons ».
Ces temps d’échanges ont permis de récolter une matière riche et variée, et de faire émerger collectivement les principaux défis culturels auxquels le territoire est confronté.

Un regard artistique
Tout au long de la démarche, Sémawé a également embarqué deux « passagers clandestins » : le dessinateur Baptiste Fuchs et l’autrice Elisabeth Renau. De leurs regards croisés est né un livret sensible, mêlant textes et dessins.
Ce support propose une autre manière de raconter le territoire et de retracer une année de réflexion, de rencontres et d’échanges. Le livret sera prochainement imprimé et fera également l’objet d’une déclinaison sous forme d’exposition, afin de servir de support à de futurs temps de discussion et de projection collective.
Découvrir le résultat de la démarche
Découvrez ci-dessous la restitution de cette démarche de concertation, et les orientations qui en ont découlé. Ce document est en deux parties : d’abord le rapport de concertation, puis le livret sensible.
Et ensuite ?
Les prochaines équipes d’élus communautaires et municipaux pourront s’appuyer sur cette matière et sur les orientations votées par leurs prédécesseurs. Il leur reviendra d’élaborer une feuille de route politique, destinée à hiérarchiser, préciser et développer ces orientations.
Cette feuille de route pourra ensuite être traduite de manière plus opérationnelle par les équipements culturels. Enfin, une nouvelle convention sera élaborée avec les partenaires financeurs de la politique culturelle : la « convention d’appui au PCT », qui viendra soutenir, comme son nom l’indique, les orientations identifiées par et pour le territoire.